San Martino di Lota

 

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Nichée sur le versant oriental du Cap Corse, San Martino di Lota est une commune qui incarne parfaitement l'histoire tourmentée et la richesse culturelle de la région bastiaise. Entre mer et montagne, son récit est celui d'une adaptation constante aux envies de conquête et aux besoins de protection.

Au Moyen Âge, la commune faisait partie de la Pieve de Lota. C'était une zone stratégique mais dangereuse. À partir du XIe siècle, la région est sous le contrôle de seigneurs locaux, notamment les Peverelli, avant de passer sous l'influence des puissants seigneurs de Gentile (seigneurs de Brando et de Nonza). Contrairement à aujourd'hui, la population vivait exclusivement dans les hameaux de montagne (comme Acqualta ou Orneto) pour se protéger des incursions de pirates barbaresques.

Sous l'administration de la République de Gênes, San Martino se structure. C’est à cette époque que sont érigées des structures de surveillance. Bien que la marine de Pietranera ne possède pas de tour génoise imposante comme ses voisines, elle servait de zone de guet pour protéger l'accès vers Bastia.

Comme beaucoup de villages du Cap Corse, San Martino di Lota a été marqué par l'émigration vers les Amériques (Venezuela, Porto Rico, Mexique). Les expatriés ayant fait fortune, surnommés les "Américains", reviennent au village pour construire de somptueuses demeures coloniales et des tombeaux monumentaux qui parsèment encore le paysage aujourd'hui. C'est durant ce XIXe siècle que les hameaux de bord de mer, comme Pietranera et Grisgione, commencent à se développer véritablement, la menace pirate ayant disparu.

Aujourd'hui, San Martino di Lota est une commune résidentielle prisée, tout en restant la gardienne de traditions ancestrales.

Vue à partir de San Martino di Lota (2021). Photo © François Fiette.

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