2B - Ogliastro

 

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Situé sur le versant occidental du Cap Corse, Ogliastro est un village qui respire l’authenticité, entre mer et montagne. Son histoire est un condensé de l'âme corse : une lutte constante contre les invasions, un fort ancrage religieux et une économie rurale résiliente.

Le nom "Ogliastro" vient du latin oleaster, faisant référence à l'olivier sauvage, un arbre emblématique de la région.

Comme une grande partie du Cap Corse, la région a connu une présence romaine, attirée par la culture de la vigne et de l'olivier. Au Moyen Âge, Ogliastro faisait partie de la seigneurie de la famille Gentile, qui dominait le Cap Corse sous l'autorité de la République de Gênes. Le village servait de point de passage et de surveillance.

L'histoire d'Ogliastro est marquée par la peur des incursions des pirates barbaresques venant d'Afrique du Nord. Pour se protéger des razzias et de l’esclavage, les habitants ne vivaient pas sur le rivage (la plage d'Albo), mais se regroupaient dans les hameaux en hauteur pour mieux surveiller l'horizon. Construite en 1562 par les Génois, cette tour génoise (située à la marine du village) faisait partie du système de défense littoral. Elle permettait de prévenir les villages de l'intérieur par des signaux de fumée en cas d'attaque.

Au XIXe siècle, Ogliastro connaît une certaine prospérité grâce à ses ressources naturelles. Le village était réputé pour sa production d'huile d'olive, de vin et de cédrats (un agrume très prisé pour la confiserie à l'époque). La Marine d'Albo était le port de commerce du village. On y échangeait les produits locaux contre des denrées venues du continent ou de l'Italie.

A l’instar de beaucoup de villages corses, Ogliastro a souffert de l'exode rural après la Première Guerre mondiale.

À proximité se trouvait la mine d'amiante de Canari. De nombreux hommes d'Ogliastro y ont travaillé jusqu'à sa fermeture en 1965, marquant profondément le paysage social du secteur.

Aujourd'hui, le village est devenu un havre de paix prisé. Il a su préserver ses maisons de schiste gris et ses toits de lauzes, offrant un patrimoine architectural intact.

La plage d'Albo est célèbre pour ses galets gris foncé, une couleur qui provient des résidus de la roche extraite de l'ancienne mine d'amiante voisine, polis par la mer au fil des décennies.

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