2B – Cateri
Les sites sélectionnés dans cette ville sont accessibles dans un menu déroulant situé à la droite de son onglet.
Situé au cœur de la Balagne, le petit village de Cateri est un véritable belvédère sur la vallée de l'Aregno. Son histoire est celle d'un village typiquement corse, ancré dans ses traditions religieuses et son patrimoine architectural.
Les sites archéologiques de Modria et Carcu prouvent que le village est occupé par l’homme depuis la Préhistoire.
Le village s'est construit autour de sa position stratégique. Comme beaucoup de communes de Balagne, Cateri s'est développé à une altitude modérée (environ 390 mètres) pour se protéger des incursions barbaresques tout en restant proche des terres fertiles de la plaine.
L'histoire de Cateri est indissociable de celle du Couvent de Marcasso. Fondé au XVIIe siècle, c’est un haut lieu de l'histoire locale. Il a servi de centre religieux et social pour toute la microrégion et pendant les périodes de tensions politiques en Corse, ce fut un lieu de réunion pour les notables et les révolutionnaires.
Historiquement, Cateri a prospéré grâce à l'oléiculture. La Balagne était surnommée "le jardin de la Corse", et Cateri ne faisait pas exception. Le paysage autour du village est encore marqué par des oliviers séculaires, qui constituaient la base de l'économie locale jusqu'au début du XXe siècle.
Le nom "Cateri" viendrait du mot corse signifiant "barrières" ou "grilles" (i cateri). On raconte que l'accès au village pouvait être fermé, renforçant cette image de bastion protecteur au-dessus de la plaine.
Cateri préserve ce charme authentique avec ses maisons en pierre de granit et ses ruelles étroites, restant l'un des villages les plus pittoresques de la "Route des Sens Artisans" en Balagne. La commune surplombe la plaine d’Aregno. Ses ruelles pavées typiques de la Balagne sont un havre de paix pour les touristes en été. Le village est de préférence à visiter en marchant. Le charme de ses ruelles étroites, de ses maisons en moellons de granit et de ses passages voutés le méritent.