2A - Santa-Maria-Figaniella
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Le nom "Figaniella" pourrait dériver de racines liées à la végétation locale ou à d'anciens domaines agricoles, soulignant le caractère fertile de ce vallon niché entre Olmeto et l'Alta Rocca.
La route au nord du village offre de belles vues sur le golfe du Valinco. Il est idéalement situé à une vingtaine de kilomètres de Sartène et de Propriano.
Situé au cœur de l'Alta Rocca, en Corse-du-Sud, le village de Santa-Maria-Figaniella est un petit joyau chargé d'histoire, témoignant d'une occupation humaine très ancienne et d'une ferveur religieuse médiévale marquante.
Comme une grande partie de la région de l'Alta Rocca et du Sartenais, les environs de Santa-Maria-Figaniella ont été habités très tôt. On trouve à proximité des vestiges mégalithiques, prouvant que les plateaux environnants étaient des lieux de vie et de rituels dès le Néolithique et l'Âge du Bronze.
C'est durant la période médiévale que le village prend son importance, notamment grâce à son patrimoine ecclésiastique. Le village faisait partie de la piève (circonscription religieuse et administrative) de l'Attallà, sous l'influence des seigneurs "Cinarchesi" qui dominaient le sud de la Corse.
L'Église Santa Maria Assunta est le monument emblématique du village. Construite au XIIe siècle, cette église romane de style pisan est classée monument historique. Son architecture sobre en granit gris témoigne de l'influence de Pise sur l'île. On y admire un clocher-arcade typique et des modillons (petites sculptures sous le toit) représentant des visages humains ou des motifs géométriques.
Sous la domination de la République de Gênes, le village s'organise autour d'une économie agropastorale. La population vivait essentiellement de la culture de l'olivier, de la vigne et de l'élevage de porcs et de chèvres. Les maisons hautes en granit que l'on voit aujourd'hui datent pour la plupart de cette période ou du XIXe siècle, construites pour résister au temps et aux éventuelles incursions.
Au XIXe siècle, le village connaît son pic de population, profitant de l'essor de l'agriculture de montagne. Comme beaucoup de villages de l'intérieur de la Corse, Santa-Maria-Figaniella a souffert des guerres mondiales et de l'exode vers les villes (Ajaccio, Propriano) ou vers le continent au XXe siècle.
Le village est devenu un havre de paix, très prisé pour son calme et son authenticité. Il préserve farouchement son patrimoine, notamment son église romane qui reste l'un des plus beaux exemples d'art médiéval de Corse-du-Sud.